Garantie de la protection de la santé et de l’environnement

Synthèse des connaissances sur le rayonnement des stations de base.

470622898

L’expansion d’Internet et son utilisation mobile entraînent une augmentation constante du volume de données à traiter. Depuis bien longtemps déjà, le fait de téléphoner ne constitue plus le mode d’utilisation le plus répandu des téléphones mobiles. Les réseaux sociaux, la vidéo, la TV ou le travail en déplacement sont monnaie courante. Ainsi, le trafic de données mobiles double actuellement tous les 12 à 17 mois.

Les réalisations technologiques telles que le cloud ou l’Internet des objets donneront un nouvel élan à ce développement. Afin de prévenir les futurs goulets d’étranglement et de pouvoir assurer la qualité du trafic de données même aux heures de pointe, il est indispensable de développer le réseau mobile existant.

Il est possible de développer la capacité du réseau mobile, d’une part en construisant de nouvelles antennes, d’autre part grâce à l’extension des sites existants avec des fréquences porteuses supplémentaires et de nouvelles technologies.

Ainsi par exemple, selon la Commission fédérale de la communication (ComCom), l’introduction de la 5G permettra de résoudre les problèmes de capacité rencontrés sur les réseaux mobiles 4G actuels. La ComCom est par ailleurs convaincue que l’introduction rapide de la 5G est d’une importance capitale pour la numérisation et l’innovation en Suisse.

Absence d’effet néfaste sur la santé

Les connexions mobiles s’établissent par le biais de champs électromagnétiques. Ce rayonnement non ionisant préoccupe certains représentants d’organisations environnementales qui craignent des effets nocifs potentiels sur la santé.

En réalité, les champs électromagnétiques font partie des thèmes les mieux étudiés et les chercheurs n’ont observé aucune conséquence néfaste sur la santé jusqu’à présent. Selon le rapport du Conseil fédéral «Réseaux de téléphonie mobile adaptés aux exigences futures» du 25 février 2015, «Le réchauffement des tissus de l’organisme est le seul effet nocif sur l’être humain dû au rayonnement de la téléphonie mobile, prouvé scientifiquement.».

Gregor Dürrenberger, directeur de la Fondation pour la recherche sur l’électricité et les communications mobiles, se montre lui aussi rassurant: «Le rayonnement des stations de base est faible. Lorsque nous utilisons nos téléphones mobiles, nous sommes bien plus exposés.»

Une protection assurée par des valeurs limites légales

Afin de protéger la population de cet effet, le Conseil fédéral a promulgué une ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI). Celle-ci définit les valeurs limites à ne pas dépasser afin de protéger l’ensemble de l’environnement des effets scientifiquement reconnus sur la santé.

Les valeurs dites limites d’installation déterminent le rayonnement maximal autorisé à un endroit donné. En Suisse, elles sont dix fois plus strictes que celles en vigueur dans la plupart des pays européens et doivent être respectées partout où des personnes sont susceptibles de résider pendant un certain temps: habitations, écoles, hôpitaux, bureaux, etc.

Le rayonnement de fond augmentera globalement avec l’introduction de la 5G. Cela, non pas parce que le rayonnement de la 5G serait plus important que celui de la 4G, mais parce que la 5G vient s’ajouter aux technologies existantes. Le rayonnement de fond restera néanmoins à un niveau très faible, comme le précise Gregor Dürrenberger.

Même si tout n’est pas complètement élucidé d’un point de vue scientifique, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (CIPNRI) et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), les valeurs limites actuelles constituent une protection suffisante pour l’humain, les animaux et l’environnement.

Articles dans les médias :

Informations complémentaires: